Hôpital du Jura
Pitch Comment

Pitch et l'H-JU : une histoire d'humour !

Pitch Comment, dessiner pour Vigousse, c'est une chance incroyable ?

Oui, Vigousse est une chance pour beaucoup de dessinateurs. Nous sommes une quinzaine à dessiner pour l'hebdomadaire. Il y a très peu de publications de ce genre... les grands journaux ont leur propre dessinateur. De mon côté, je me considère toujours en formation, par rapport à d'autres pointures je reste humble. C'est vrai qu'il est difficile de trouver du job dans mon domaine. Vigousse, c'est effectivement une grande chance pour beaucoup de jeunes... même si je ne suis plus si jeune.   

Je continue à faire des dessins d'illustration humoristiques, comme pour le livre "Le Jura, les sept clichés capitaux". L'école professionnelle de Porrentruy nous a commandé, à Guznag et à moi, des illustrations sur les fouilles archéologiques. C'est ce que j'aime, c'est un travail varié : je fais des dessins de presse, des dessins d'humour, d'illustration, des choses plus sérieuses.

Et la bande dessinée "Les Indociles" avec Camille Rebetez ?

C'est la dernière grande aventure et oui, c'est un gros boulot. J'ai parfois la réputation d'un type flemmard, mais je passe souvent 10 heures par jour à dessiner. Ça reste du plaisir, mais c'est un gros travail. Les 3 premiers tomes de la BD sont sortis de février 2012 à septembre de cette année. Le prochain paraîtra en septembre 2014. Il me reste un énorme travail.

Revenons au dessin de presse, comment faites-vous pour vous renouveler ?

Je suis l'actualité, tous les jours. Par exemple pour l'Arc Hebdo, c'est purement jurassien. Je trouve ça d'un chauvinisme surfait, mais c'est excellent. Il n'y a pas des gros sujets chaque semaine. Mais de traiter un thème jurassien toutes les semaines, c'est génial. Tu peux te permettre des "Jurassianismes" qui ne font pas rire au-delà de nos frontières et qui ne pourraient pas paraître dans Vigousse. J'adore.

Il y a des idées qui me viennent tout de suite et d'autres où je sèche carrément. ça dépend des semaines et des sujets. J'ai toute liberté...

Parlons de l'H-JU qui se retrouve parfois au cœur de vos dessins de presse. Qu'elle image avez-vous de l'Hôpital du Jura ? 

Complètement catastrophique... Je rigole. J'y suis né. Enfin à l'époque c'était à la maternité des Minoux. L'Hôpital du Jura, moins j'y vais mieux je me porte. Je vais surtout faire des visites, voir de la parenté.

Mais je suis à chaque fois halluciné de voir le boulot que c'est. J'ai beaucoup de respect pour toutes les petites mains, les infirmières, du plus bas au plus haut. Je me dis que ce n'est pas évident. Dans mes dessins, je me moque plus des têtes pensantes, de ceux qui sont dans les bureaux, quoi.

Et vous faites aussi des dessins humoristiques lors des journées interjurassiennes hospitalières. Vous dessinez en direct pendant les présentations ?

Ça se passe de 9h à 17h, avec 5 ou 6 présentations différentes. Les intervenants ne voient pas mes dessins... ils sont diffusés derrière eux sur un écran. Ils ne comprennent pas tout de suite pourquoi le public rigole, alors qu'ils parlent d'un thème sérieux. Ça fait deux ou trois ans que je fais ça. Au début j'étais stressé, paniqué. Je préparais beaucoup de dessins à l'avance, mais je ne savais pas trop quand les placer. Je remarquais qu'il y avait plus d'impact quand je réagissais à ce qui se passait lors de la présentation. Maintenant, je ne prépare plus grand chose... j'y vais toujours en tremblant. Il faut être super réactif et il faut dessiner vite sinon ton gag tombe à l'eau. C'est un exercice redoutable. Le public réagit bien, mais je suis vanné après ces journées.

La prochaine journée interjurassienne hospitalière se déroulera le 5 juin prochain, avec quelle thématique ?

Osons parler de sexualité !

 

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