Hôpital du Jura

Pour un bon usage des antibiotiques

Antibiorésistance

Partout dans le monde, les résistances aux antibiotiques se multiplient. Le risque que des maladies infectieuses ne puissent plus être soignées ou ne le soient que difficilement s’accroît et menace de nombreuses vies humaines et animales. La Suisse n’est pas épargnée: chaque année, des personnes et des animaux meurent des suites d’infections bactériennes contre lesquelles les antibiotiques n’ont plus aucun effet. Par le biais de la «Semaine pour un bon usage des antibiotiques», l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) souhaite sensibiliser un large public à cette problématique. L’échange d’informations sur le thème de l’antibiorésistance sera au coeur de l’édition nationale qui se déroulera du 13 au 19 novembre 2017. Des débats seront également organisés en collaboration avec des actrices et des acteurs des secteurs de la médecine humaine, des sciences vétérinaires, de l’agriculture et de l’environnement.

Divers évènements, publications et séances d’information sont annoncés. Les offices fédéraux de la santé publique (OFSP), de la sécurité alimentaire et des affaires vétéri-naires (OSAV), de l’agriculture (OFAG) et de l’environnement (OFEV) se chargeront de coordonner les activités programmées durant la semaine. Universités, expertes et ex-perts, organisations professionnelles, fédérations, centres de recherche, institutions de santé, pharmacies, associations de consommateurs et autres acteurs concernés partici-pent par le biais de leurs propres actions. De nombreuses activités et manifestations telles que les colloques pour les médecins dans les universités et les hôpitaux, les confé-rences ciblant les non-spécialistes, les expositions et les formations dans les hautes écoles et les établissements de recherche en agriculture sont déjà prévues.

Un symposium ouvert à tous organisé par Santé publique Suisse à Berne fournira un vaste aperçu des développements actuels en matière de résistances aux antibiotiques. Il identifiera leurs dangers et leurs risques, mais aussi des approches de solution. D’autres conférences, manifestations spécialisées, réunions d’information, exposés et visites gui-dées figurent aussi au programme.

Stratégie Antibiorésistance (StAR)

Grâce aux antibiotiques – l’une des avancées les plus significatives de la médecine –, il est possible de soigner des maladies dangereuses telles que les infections pulmonaires ou les septicémies, qui jadis pouvaient avoir une issue mortelle. Cependant, en raison de la consommation excessive et parfois inadéquate d’antibiotiques, de plus en plus de bac-téries acquièrent une résistance à ces médicaments. Les conséquences sont drama-tiques et concernent aussi bien les êtres humains que les animaux, l’agriculture et l’environnement. Pour faire face de manière coordonnée au problème de la recrudes-cence des résistances, le Conseil fédéral a adopté en 2015 la stratégie nationale Antibio-résistance (StAR).

La sensibilisation des professionnels et du grand public fait partie des principales me-sures de la stratégie. À ce stade, deux tiers des 35 mesures prévues ont été mises en place. La recherche joue un rôle important dans ce contexte: le lancement du Pro-gramme national de recherche «Résistance aux antimicrobiens» (PNR 72) vise à com-bler les lacunes et à soutenir la mise en oeuvre de la stratégie. De nombreux domaines étant concernés par le thème de la résistance aux antibiotiques, quatre offices fédéraux, à savoir l’OFSP, l’OSAV, l’OFAG et l’OFEV, collaborent dans le cadre de la stratégie Antibiorésistance conformément à l’approche globale et interdisciplinaire «One-Health». La stratégie comporte les huit champs d’action: Surveillance, Prévention, Utilisation ap-propriée des antibiotiques, Lutte contre la résistance, Recherche et développement, Coopération, Information et formation, ainsi que Conditions générales.